Home > Actualités > L’Union Africaine des Consommateurs en compagne contre les compagnies indélicates.

Le droit des consommateurs aériens se  trouve de plus en plus confronté des volontés manifestes des compagnies de voyages en ce qui concerne  son respect. on à cet effet, des retard de vols, d’annulation de vols, la perte des bagages, l’absence d’information aux voyageurs, etc. .. la Ligue des consommateurs du Togo, a sur la base des plaintes reçu a saisi le 15 août 2018 l’ANAC en lui faisant par d’une plainte contre l’ASKY.

Ainsi, dans le cadre d’une campagne sur le respect des droits des consommateurs aériens, l’Union Africaine des Consommateurs (UAC) en collaboration  avec l’Association Togolaise des Consommateurs(ATC) et la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) a organisé une conférence publique de lancement de la dite campagne. vous trouverez ici le discours du Président de l’UAC.

 

 

Chers collègues membres

Chers collègues leaders des associations de consommateurs du Togo et  membres de l’Union Africaine des Consommateurs,

Mesdames et Messieurs les journalistes ;

Je voudrais vous remercier pour l’honneur qui nous a été fait en répondant positivement à notre invitation pour la présente conférence de presse.

Comme l’a si bien annoncé mon collègue et frère Gagalo, vice-Président de ATC, je suis effectivement en visite de travail et de courtoisie à Lomé au Togo depuis 2 jours.

L’objectif de cette visite est triple :

  • renforcer la solidarité entre l’Union Africaine des consommateurs et ses membres au Togo à savoir l’ATC et la LCT.
  • échanger avec les membres sur les principaux problèmes de consommation au Togo et sur les défis confrontés dans l’exercice de leur mission de protection des consommateurs
  • Lancer une campagne de l’UAC notamment Notre campagne sur le respect des droits des passagers du transport aérien.

Comme vous le savez, les citoyens consommateurs africains sont confrontés à de multiples défis et enjeux :

  • Le faible accès des populations aux services essentiels, eau, électricité, soins de santé, transports, alimentation, logement, assainissement etc
  • L’absence ou la faible concurrence dans le Commerce de biens et de services en Afrique
  • La faiblesse des échanges commerciaux inter-africains
  • Le quadruplement annoncé d’ici la fin du siècle de la population en Afrique
  • La faiblesse de bon nombre des instances de régulation des marchés des produits de première nécessité et de services essentiels.
  • L’Afrique est un véritable dépotoir de produits de mauvaise qualité en provenance d’autre régions du Monde ;
  • Les maladies non transmissibles se développent de manière rapide et qui constitue des menaces importantes à la santé publique et au développement en Afrique dans les prochaines années ;
  • Le changement climatique dont les conséquences frappent déjà l’Afrique et ses consommateurs- est pourtant en grande partie par nos choix et modèles de consommation ;
  • L’espace de l’UNION AFRICAINE qui regroupera à l’horizon 2020 plus d’un milliard de consommateurs, constitue aujourd’hui un enjeu économique important mais plutôt une opportunité

Face à ces défis et enjeux, l’équation du marché entre l’offre et la demande ne peut fonctionner de manière efficiente sans une demande organisée au niveau continental par le biais de l’intégration sous régionale et régionale qui favorise le Commerce inter-africain.

C’est le lieu de saluer la signature le 21 Mars 2018 à Addis ababa par 44 pays africains de l’ambitieux Accord de Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC) qui constitue par ailleurs un enjeu important.

L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) que j’ai l’honneur de présider a été créé le 21 Juillet 2015 à Ndjamena, en marge du Forum Panafricain sur la protection des consommateurs de N’Djaména. L’UAC est une organisation Continentale à but non lucratif et fédératrice des associations des consommateurs d’Afrique de 5 sous régions africaines. Il s’agit d’une plate-forme d’échanges, de concertation et d’actions sur les questions de consommation de consommation.

A ce jour, nous comptons 28 membres originaires de 26 pays d’Afrique.

Cette conférence de presse dont le thème principal porte sur le lancement de sa campagne de plaidoyer et de sensibilisation sur les Droits des Passagers du Transport aériens en Afrique s’inscrit dans le cadre de notre programme d’actions prioritaires. Le choix de Lomé n’est pas le fait du Hasard car le Président togolais, Faure Essosimna GNASSINGBE est le Champion de l’UA pour la mise en œuvre du marché Commun aérien en Afrique.

En effet, les consommateurs africains souffrent de plusieurs maux par rapport au transport aérien. Les plaintes que nous recueillons sont multiples :

  • Les prix des titres de transport sont trop élevés et hors de portée du citoyen moyen ? Ce qui ne favorise pas la mobilité des usagers à l’intérieur du Continent.
  • l’àffre réduite/absence vols directes entre la plupart des villes africaines
  • Des retards considérables, les surréservations,
  • l’annulation de vols sans avertissement au préalable 24h d’avance passagers et sans indemnisation plongeant les passagers dans l’incertitude de voyager ;
  • le retardement de vols entre une heure et 6 heures sans information au préalable, longues heures d’attente dans les aéroports, absence de prise en charge
  • Impositions des pénalités élevées jusqu’à 100% lorsque vous demandez de changer votre billet.
  • Le non-assistance aux passagers pour obtention de visa de transit pour une prise en charge dans un hôtel.
  • La Spoliation des bagages non parvenus
  • La fermeture prématurée de vols dans certains pays abandonnant.
  • Le changement de porte d’embarquement sans alerter les passagers en escale occasionnant des ratées de vol avec paiement pénalités et absence de prise en charge adéquat.
  • Le manque de courtoisie et d’assistance envers les passagers d’une partie du personnel dans les escales

Pourtant, il existe une règlementation sur les droits des passagers dans l’espace Union Africaine et bien d’autres mais force est malheureusement de constater que ces  règlements notamment le Règlement sur la protection des Consommateurs Annexe de la Décision de Yamoussoukro sur la libéralisation du marché aérien africain n’est pas respecté pas la plupart des compagnies aériennes opérant sur le territoire africain.

Le règlement Continental fait obligations aux compagnies aériennes et notamment de :

– Maintenir une couverture d’assurance au tiers adéquate

– Pratiquer la Non-discrimination entre les passagers

– Recueillir les  Coordonnées (téléphone et courriel)

– Communiquer des  Informations au consommateur

En outre, ce règlement instaure 3 principaux droits aux passagers à savoir :

  • le Droit au remboursement
  • le Droit d’être réacheminé
  • le Droit à une indemnisation qui varie de 250 USD à 600 USD en fonction des heures de retards de vol.

A cela, il faut ajouter les règlements des organisations sous régionales d’intégration.

Il vous souviendra que les Chefs d’Etat et de gouvernement ont procédé le 21 janvier 2018 au lancement du marché unique du transport aérien africain qui consacre la libéralisation de cet important secteur en faveur de la mobilité des biens et des personnes dans le continent.

Dans la perspective de la mise en œuvre de ce  marché africain, l’UAC et ses membres entend battre campagne au niveau des pays, au niveau sous régional et continental pour mobiliser les instances publiques compétentes à faire respecter les droits des passagers et plaider pour le renforcement de cette règlementation.

Durant notre séjour au Togo, nous avons eu des échanges fructueux et encourageants avec les Autorités Togolaises en charge de la régulation du secteur aérien. Cela nous réconforte dans notre démarche.

Nous comptons assurer le monitoring de ces mesures afin de nous assurer de l’impact de la libéralisation de cet important secteur en faveur des citoyens consommateurs de notre Région africaine.

 

Cette libéralisation du secteur aérien en Afrique doit se traduire par des baisses significatives de cout de billet d’avion, d’amélioration de la qualité des prestations par le respect des droits des passagers et par l’amélioration de l’offre de transport aérien sur le continent. Surtout lorsque l’on sait que l’IATA estime que le continent africain connaitra la plus forte croissance par rapport aux autres régions du Monde avec un taux de croissance annuel composé de 5.9% et que d’ici 2036, qu’il y aura 274 millions de passagers de plus  pour un total de 400 millions de passagers.

Je vous remercie de votre bien aimable attention.

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